Parcoureznotre sĂ©lection de iggy pop david bowie : vous y trouverez les meilleures piĂšces uniques ou personnalisĂ©es de nos boutiques. PhilippeAuliac a a rencontrĂ© David Bowie avec Iggy Pop un matin de 1976. La maison de disques RCA lui avait demandĂ© de se rendre gare du Nord Ă  Paris, pour suivre la tournĂ©e d'un artiste dont on n'a pas voulu lui donner le nom. Il a donc dĂ©couvert David Bowie et Iggy Pop qui descendaient du TranssibĂ©rien pour partir en tournĂ©e sur Londres. En1977 paraissent “The Idiot”, d’Iggy Pop, et “Low”, de David Bowie, disques cruciaux enregistrĂ©s par un Français jamais crĂ©ditĂ© pour son travail. KurtCobain, martyr du grunge et idole d’une gĂ©nĂ©ration, s’est suicidĂ© le 5 avril 1994. Biggie Smalls, mythe du rap amĂ©ricain et grand rival de Tupac Shakur, est tuĂ© par balle le 9 Acette Ă©poque, on l’appelait Iggy Pop, c’était un anti-hĂ©ro proto-punk Ă  la tĂȘte d’un combo culte et chaotique, adulĂ© par une minoritĂ© de freaks en quĂȘte de sensations fortes, les Stooges. Mais en 75, James n’était plus grand-chose : son groupe lĂ©gendaire s’était dĂ©sintĂ©grĂ© dans des conditions sordides, et sa tentative d’album solo avec James Williamson n’avait Dịch VỄ Hỗ Trợ Vay Tiền Nhanh 1s. Culture Veillons Ă  ne pas rĂ©duire l’Anglais Ă  son statut d’icĂŽne, maĂźtre des images et des attitudes ce serait minimiser l’immense chanteur qu’il fut. Dans la cacophonie d’hommages qui chantent les louanges de David Bowie, beaucoup saluent l’incroyable photogĂ©nie du dĂ©funt ; sa maĂźtrise des images, des attitudes ; sa tenue, ses tenues ; en clair, sa facultĂ© de joindre le geste Ă  la parole, et la vision au son, pour paraphraser le titre d’une de ses chansons, Sound and Vision 1977. Cette lecture iconolĂątre tend cependant Ă  monter en Ă©pingle l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© de son Ɠuvre, au dĂ©triment des lignes de continuitĂ©. A l’évidence, les images ont permis Ă  Bowie de se reprĂ©senter en Ă©ternel outsider, tantĂŽt extraterrestre, tantĂŽt pierrot lunaire, ici zombie, lĂ  Lazare ressuscitĂ© d’entre les morts, toujours drapĂ© dans des habits d’étrangetĂ©. Mais, derriĂšre cette distanciation de surface, vibre un Bowie plus proche. Sous la carapace de l’alien altier et hautain, un frĂšre d’humanitĂ© crie, psalmodie, fredonne, brame, vocalise. Ce Bowie ne paraĂźt, ni ne parade guĂšre ; il se contente de chanter. Grain rugueux et caressant VoilĂ , du reste, le principal fil rouge de sa carriĂšre ces cordes vocales proprement inouĂŻes, reconnaissables entre toutes, ce grain Ă  la fois rugueux et caressant, dont les accents cuivrĂ©s rĂ©sistent Ă  chaque avatar, chaque mĂ©tamorphose stylistique, chaque virage conceptuel. Qu’elles assurent les parties principales, ou qu’elles harmonisent au second plan, ces cordes tiendront, vaille que vaille, le mĂȘme cap. D’album en album, malgrĂ© le travail du temps, elles garderont cet alliage d’élasticitĂ© et de tension, de flammes et de cendres, de théùtralitĂ© et de sincĂ©ritĂ©. Ce sont, nouĂ©es autour d’une mĂȘme gorge, soutenues par un mĂȘme coffre, gouaille cockney et prĂ©cision germanique, brillance glamour et opacitĂ© opiacĂ©e, minauderies pop et ĂąpretĂ©s rhythm’n’blues, expressions robotiques et inflexions archaĂŻques. La version a cappella » de son fameux duo avec Freddy Mercury, Under Pressure 1981, en tĂ©moigne superbement cette voix-lĂ  est capable de tout, elle Ă©rafle et cicatrise de concert, transmue les cris en murmures, et les murmures en cris, gronde en sourdine puis s’ébrĂšche dans les aigus, sans effort apparent. Beaucoup de spĂ©cialistes l’ont soulignĂ©, Bowie est venu au chant par la dĂ©couverte du jazz en gĂ©nĂ©ral, et l’apprentissage du saxophone en particulier. Toujours, il traitera sa voix comme un instrument, dont il conviendra de moduler le souffle, le relief, la portĂ©e – si les instrumentaux » de l’album Low 1977 fascinent tant, n’est-ce pas parce qu’ils sont, dans leurs meilleurs passages, chantĂ©s ? Ooh ooh ooh » LĂ , encore, rĂ©side sa patte » de producteur. Lorsqu’il rĂ©alise Transformer de Lou Reed 1972, ou, quatre ans plus tard, The Idiot et Lust for Life d’Iggy Pop, Bowie pose sa voix, comme on appose un paraphe. Il se donne, tout entier, dans ces ooh ooh ooh », ces pam pam pam » roucoulĂ©s dans l’orbite du Satellite of Love, de Lou Reed. Il se livre pareillement, tel qu’en lui-mĂȘme, dans les chƓurs de Tonight d’Iggy Pop, encore que chƓurs » mĂ©riterait d’ĂȘtre biffĂ© par un terme autrement sonore – clameurs » serait plus appropriĂ©. David aime autant chanter les parties principales que les chƓurs. Comme tout bon choriste, il sait mĂȘler sa voix Ă  d’autres voix, en harmonie », nous confiait, il y a deux ans, la chanteuse Claudia Lennear, qui aurait inspirĂ© au crooner le morceau Lady Grinning Soul, sur l’album Aladdin Sane 1973. MĂȘme son de cloche chez Nile Rodgers, qui produit Let’s Dance du mĂȘme Bowie, en 1983 Ce qui m’a tout de suite frappĂ© chez David, c’est sa voix, cette maniĂšre traĂźnante et aristocratique de dire “daaaarling’’ », nous dĂ©clarait le musicien, en 2013. Choriste de luxe Durant sa plus longue Ă©clipse discographique, qui sĂ©pare Reality 2003 de The Next Day 2013, Bowie ne rĂ©apparaĂźtra d’ailleurs que comme choriste de luxe – splendides lamenti glissĂ©s dans l’ombre de Scarlett Johansson pour Anywhere I Lay My Head 2008, miraculeux Ă©clat de voix Ă  la cinquiĂšme minute du Reflektor d’Arcade Fire 2013. On a partout insistĂ© sur l’infinie jeunesse du Dorian Gray rock, qui, de All the Young Dudes 1972 en publicitĂ©s pour eaux minĂ©rales, donnait l’impression de ne jamais vieillir. Pourtant, les plus beaux morceaux publiĂ©s ces quinze derniĂšres annĂ©es – Heathen, le remix de All is Lost, Black Star – sont ceux oĂč il laisse sa voix flancher, flĂ©chir, dĂ©railler. De prises en prises, lui, le chantre de la maĂźtrise, lĂąche prise. Il fait entendre un gosier atteint par les annĂ©es, un timbre diminuĂ©, grĂ©sillant, vulnĂ©rable ; par moments, comme gonflĂ© Ă  l’hĂ©lium ; puis suffocant, Ă  la recherche d’un air rarĂ©fiĂ©. Knowledge comes with death’s release. » Le savoir est libĂ©rĂ© au moment de la mort, prophĂ©tisait-il sur Quicksand 1971, avant d’expirer une suite de ah ah ah » frĂ©missants. Si les adieux de Bowie bouleversent, ce n’est pas tant parce qu’ils sont mis en scĂšne, avec une maestria transdisciplinaire. Certes, nous sommes impressionnĂ©s par ce feu d’artifice sĂ©pulcral, qui fait coĂŻncider, en l’espace de quelques semaines, la parution d’un disque Blackstar, le lancement d’une piĂšce de théùtre Lazarus et la diffusion de plusieurs vidĂ©oclips. Mais c’est Ă  la musique, et Ă  elle seule, que nous devons nos frissons quoi de plus poignant qu’un artiste qui chante son dernier soupir ? De mĂȘme que Dorian Gray ne vieillissait qu’en peinture, David Bowie n’a vieilli qu’en voix. Dans les vidĂ©os, sur les pochettes d’album, les tapis rouges et les photos glacĂ©es, resplendissait l’image d’un homme plutĂŽt bien conservĂ©, aux facĂ©ties souriantes et assurĂ©es ; sur disque, en revanche, la mort Ă  l’Ɠuvre, qui souffle, pleure et gĂ©mit. Aux visions d’un Ă©tranger, en somme, rĂ©pondait la voix d’un homme. Aureliano Tonet Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. Il y a 3 jours, David Bowie fĂȘtait son anniversaire par la sortie d'un nouvel album, on se disait que la vie reprenait son cours. Et puis 3 jours plus tard, un putain de lundi matin, on apprend que d'album du beau David, il n'y aura plus. Plus jamais. Avec lui qui disparait, c'est une certaine idĂ©e du rock des annĂ©es 70 qui nous dit merde une derniĂšre fois. Retour sur la carriĂšre hors-norme du gĂ©nie britannique en passant par ses diffĂ©rents avatars, ses incarnations hautes en couleur qui ont ponctuĂ© sa vie. De Major Tom Ă  Pierrot, chacune marque un album, une style, un concert, et une pĂ©riode de sa carriĂšre. Maj janvier 2016 Le jeune mod - 1962 David Bowie s'appelle encore David Robert Jones et il rejoint le petit groupe des Konrads, en plein coeur de la mouvance des mods. Source photo gqmagazine Le chanteur folk psychĂ©dĂ©lique - 1967 Ensuite, il enfile son premier costume, celui qu'il va garder toute sa vie, celui de David Bowie. MalgrĂ© son look hippie, sa musique s'oriente plus vers une pop folk avant-gardiste qui va exploser avec Space Oddity. Source photo gqmagazine L'androgyne - 1970 TroisiĂšme album, troisiĂšme incarnation, cette fois c'est habillĂ© en femme que Bowie pose sur la pochette de The Man Who Sold The World, premiĂšre amorce de la rĂ©volution Ă  venir. Source photo gqmagazine Ziggy Stardust - 1972 Premier vrai personnage marquant de Bowie, Ziggy Stardust est sĂ»rement son avatar le plus Ă©laborĂ©. On est en 1971 et Bowie se transforme en icĂŽne glam extraterrestre, leader des Spiders from mars. Un avatar qui finira par se suicider 2 ans plus tard faisant advenir une nouvelle incarnation. Source photo weirdmusichistory Aladdin Sane - 1973 Sorte de rĂ©incarnation de Ziggy, Aladdin Sane comprendre "A lad insane", un mec fou, s'inscrit dans sa continuitĂ©, porte Ă©tendard d'une pĂ©riode crĂ©ative folle pour Bowie. Plus flou, plus ambigu que Ziggy, Aladdin Sane cristallise les tourments d'un Bowie qui dĂ©couvre l'impact de la cĂ©lĂ©britĂ© sur sa vie. Source photo vam Halloween Jack - 1974 Avec la sortie de Diamond Dogs, Bowie laisse tomber le glam clinquant pour quelque chose de plus punk et abrasif. Son personnage d'Halloween Jack, bien que toujours trĂšs marquĂ© par la figure de Ziggy, se pose comme un pirate punk ancrĂ© dans la ville et ses mĂ©andres, loin des spatiaux Ziggy et Aladdin. Source photo myworldpict The Thin White Duke - 1975 Le glam mis Ă  mort, Bowie doit se rĂ©inventer. Il le fera tant bien que mal Ă  Los Angeles en conjuguant avec sa dĂ©pression et sa consommation incontrĂŽlable de cocaĂŻne. Ce nouvel avatar c'est le Thin White Duke, un mince duc blanc et cadavĂ©rique qui ira prĂȘcher sur scĂšne les compo soul de Young Americans et Station to Station. Source photo tayiabr Pierrot - 1980 AprĂšs sa trilogie berlinoise affranchie de tout personnage, Bowie retrouve New-York et le succĂšs commercial avec Scary Monsters. Dans le clip d'Ashes to Ashes, on le voit grimĂ© en Pierrot. Il rappelle ici son attachement au clown mĂ©lancolique ainsi qu'au mime et incarne un vrai clown pour la derniĂšre fois en enterrant dans un clip son premier personnage de Major Tom. Source photo ponsuke2 Le chanteur de Tin Machine AprĂšs la petite traversĂ©e du dĂ©sert obligatoire des 80's, Bowie qui ne fait rien comme les autre dĂ©cide de faire son retour en se planquant au milieu de ses potes, dans le groupe Tin Machine. Ici il n'est mĂȘme plus Bowie, il est juste "le chanteur de Tin Machine", en tout cas il essaye un maximum de s'effacer en refusant de rĂ©pondre seul aux interviews et en divisant les recettes de maniĂšre Ă©galitaire. CrĂ©dits photo flavorwire L'assagi Dans les annĂ©es 2000, l'anglais tombe les masques et sort 2 albums, Heathen et Reality, qui le montrent assagi, apaisĂ©. Son retour en 2013 contredisait l'idĂ©e d'un chanteur vieillissant avec un album surprenant qui revisite par toute toute sa discographie en inventant son personnage le plus ambigu le Bowie invisible. De la pochette Heroes revisitĂ© aux photo de presse oĂč il apparaĂźt masquĂ©, le nouveau Bowie se perd en lui-mĂȘme et nous paume aussi Ă  notre tour. Vous avez dit gĂ©nie ? Source photo flavorwire Quand tu as jouĂ© tant de personnages avec autant de talent, tu ne pars jamais vraiment hein ? This great David Bowie gif that is already all over the place is by helengreeen — Mike Hills mikewhills January 11, 2016 Source FlavorWire Iggy Pop est un artiste sĂ©rieux, il ne peut ĂȘtre niĂ© par quiconque l’a vu livrer l’un de ses spectacles de marque. En tant que chanteur principal des Stooges, il a captivĂ© toute une gĂ©nĂ©ration et leur a montrĂ© que la route vers la gloire du rock’n’roll Ă©tait jonchĂ©e de rochers dĂ©chiquetĂ©s et de glissements de terrain glissants. Les choses Ă©taient devenues dangereuses et seul Iggy savait vraiment comment s’y prendre. Cela signifie qu’à travers ses performances et ses albums, le chanteur s’est taillĂ© une carriĂšre tout Ă  fait unique. A travers ses nombreux disques, le chanteur a rĂ©ussi Ă  crĂ©er un son si singulier qu’il est devenu synonyme d’Iggy uniquement. Bien sĂ»r, tous les attributs du punk rock sont lĂ  mais rien ne ressemble vraiment Ă  Iggy parce que personne n’est vraiment comme Iggy Pop. Cela n’a pas empĂȘchĂ© de nombreux groupes et musiciens d’essayer de reprendre ses chansons et celles des Stooges au fil des ans. Ci-dessous, nous avons rassemblĂ© 10 des meilleurs. Iggy Pop, qui dĂ©chire les scĂšnes depuis 1969, a fait irruption dans la conscience collective lorsqu’il est apparu prĂȘt au combat au Cincinnati Pop Festival 1970 en tant que chef du gang des Stooges. Un membre de la foule a jetĂ© un pot de beurre de cacahuĂšte sur le chanteur et, alors qu’Iggy attrapait le missile, il a rassemblĂ© ses pensĂ©es et a rapidement commencĂ© Ă  enduire le contenu de son torse. Iggy Pop Ă©tait arrivĂ©. Depuis ce moment, le chanteur a Ă©tĂ© une icĂŽne, d’abord du sleaze underground qui a couru les centres-villes Ă  travers l’AmĂ©rique, puis qui a conquis le monde. Unir ses forces avec des artistes comme David Bowie, Josh Homme et Matt Helders n’a jamais Ă©touffĂ© le feu d’Iggy et son Ăąge non plus. On l’appelle peut-ĂȘtre maintenant le grand-pĂšre du punk rock» mais, putain, c’est un grand-pĂšre plutĂŽt cool. Funtime’ – Blondie Iggy Pop et Blondie ont partagĂ© une longue et heureuse amitiĂ© ainsi que quelques-unes de leurs propres couvertures partagĂ©es au fil des ans. Deux des enfants adoptĂ©s Ă  New York, les spectacles tonitruants d’Iggy Pop ont contribuĂ© Ă  revigorer une scĂšne de club que Debbie Harry et le reste de son groupe capitaliseraient avec aplomb plus tard dans la dĂ©cennie. Au moment oĂč Iggy avait sorti The Idiot en 1977, Blondie Ă©tait sur le point de devenir cĂ©lĂšbre. Pendant qu’ils y arrivaient, le groupe fournissait souvent une reprise du morceau Funtime» des Stooges dans le cadre de leur spectacle. Bien que le groupe n’ait jamais sorti la pochette, cette version du morceau mijote avec NYC cool et confirme une fois de plus que Debbie Harry allait toujours ĂȘtre une star. Rechercher et dĂ©truire » – Red Hot Chili Peppers Un autre classique des Stooges, Search and Destroy» est une chanson qui a Ă©tĂ© largement reprise depuis sa sortie. BrĂ»lant de passion et d’intention malveillante, pour notre argent, personne ne fait mieux que les Red Hot Chili Peppers. Si quelqu’un peut mettre les singeries sauvages de l’original Ă  l’honneur d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration, ce sont les hommes sauvages de leur Ă©poque, RHCP. Sorti en face B de leurs Ă©normes succĂšs Under The Bridge» et Give It Away», la chanson a toujours Ă©tĂ© proche du cƓur du groupe. C’est aussi un morceau qui laisse tout le groupe le perdre sur scĂšne alors qu’il le joue en direct, transformant le groupe, juste pour un moment, en les adolescents qui ont entendu la chanson pour la premiĂšre fois sur leurs radios en 1970. No Fun’ – Sex Pistols Si Iggy Pop est le parrain du punk, et il l’est, alors il semble normal que sept ans plus tard, ses filleuls, les Sex Pistols, rendent hommage au chanteur sur leur premier album Never Mind The Boolocks, Here The Sex Pistols. Leur reprise de No Fun» serait si brillante, en fait, que la plupart des gens qui ont achetĂ© le disque pensaient que c’était leur chanson. TirĂ© du premier album Ă©ponyme des Stooges en 1969, Johnny Rotten et la reprise de la chanson par le groupe sont superbes et chargĂ©s de menaces sĂ©rieuses. C’était la derniĂšre chanson que les Sex Pistols aient jamais interprĂ©tĂ©e sur scĂšne alors qu’ils dĂ©truisaient une carriĂšre d’un an en un instant. Pourtant, cela semble plus frais que jamais. Le passager’ – Siouxsie Sioux TirĂ© du LP Lust For Life d’Iggy Pop, The Passenger» est une chanson qui nous survivra probablement tous. Si profondĂ©ment ancrĂ© dans la morositĂ© de la vie urbaine, il est difficile d’imaginer un monde sans piste. Cela peut sembler une surestimation, mais la chanson est un hommage au gĂ©nie mercuriel d’Iggy Pop et, peut-ĂȘtre plus important encore, Ă  sa relation avec David Bowie. Lorsque la chanson a Ă©tĂ© mise entre les mains de la royautĂ© post-punk Siouxsie et The Banshees, les choses ont montĂ© d’un cran. Sorti sur l’album de 1987 du groupe Through The Looking Glass, la voix de Siouxsie, aussi imposante et impressionnante que jamais, mĂšne la chanson dans une toute nouvelle direction. DĂ©sormais beaucoup plus obsĂ©dante et avec une bouffĂ©e de toiles d’araignĂ©e dans l’air, les images de longue date de la chanson sont rendues dans une belle obscuritĂ© avant d’ĂȘtre ponctuĂ©es d’un rythme oscillant et du souffle cuivrĂ© de la modernitĂ© qui semble dĂ©sormais inextricable Ă  la chanson originale. China Girl’ – David Bowie Avec The Stooges, Iggy Pop a choisi de ne pas s’allier aux reprĂ©sentants» britanniques du R&B amĂ©ricain. Cependant, dans son association avec David Bowie, il a adoptĂ© une approche tout Ă  fait plus conceptuelle de la musique. En dĂ©campant vers la capitale de l’hĂ©roĂŻne, Berlin pour se droguer prĂ©tendument, Iggy et Bowie ont collaborĂ© sur deux albums considĂ©rĂ©s par beaucoup comme des chefs-d’Ɠuvre The Idiot et Lust for Life. S’entremĂȘlant parfaitement avec la trilogie berlinoise de Bowie Low, Heroes and Lodger, dans une perspective du 21e siĂšcle, ils sont trĂšs bien compris dans le contexte d’une arche crĂ©ative qui comprend les succĂšs Sound and Vision », Heroes » et Boys Keep Swinging » . Mais trouver un succĂšs pour Iggy s’est avĂ©rĂ© insaisissable. Pour tenter d’y remĂ©dier, Bowie a organisĂ© une campagne promotionnelle qui a capitalisĂ© sur la rĂ©putation de Pop en tant qu’architecte du mouvement punk. Tandis qu’Iggy Pop s’est distancĂ© du terme, l’approbation de Bowie qui jouait du clavier dans le groupe de Pop a cimentĂ© ses fĂ©licitations. Le deuxiĂšme single China Girl» n’a rĂ©ussi Ă  tracer nulle part; cependant, lorsqu’il est rĂ©enregistrĂ© avec Nile Rogers pour l’album de 1983 de David Bowie Let’s Dance, il est entrĂ© dans le Top 10 en AmĂ©rique et a atteint le numĂ©ro deux au Royaume-Uni. Lorsqu’il a remportĂ© le prix de la meilleure vidĂ©o aux MTV Awards 1984, Bowie a Ă©lĂ©gamment envoyĂ© Iggy pour rĂ©cupĂ©rer le trophĂ©e. Je veux ĂȘtre ton chien’ – Sonic Youth Le groupe no wave Sonic Youth ferait ses dĂ©buts Ă  la tĂ©lĂ©vision dans l’émission musicale de fin de soirĂ©e du saxophoniste David Sanborn intitulĂ©e Night Music». Le spectacle avait une trĂšs courte durĂ©e de 1988 Ă  1990, mais avait quand mĂȘme des actes incroyables Ă  jouer dans la sĂ©rie tels que Screamin Jay Hawkins, Miles Davis, The Pixies, Sun Ra et bien d’autres. Sonic Youth ferait ses dĂ©buts dans la sĂ©rie avec une performance spĂ©ciale de leur chanson de Daydream Nation Silver Rocket’, accompagnĂ©e d’un freakout artistique au milieu de la chanson. Cependant, dans le cadre de la vision initiale de Sanborn pour Night Music, le groupe devrait Ă©galement effectuer une reprise avec le reste des invitĂ©s de l’émission. Sanborn a rappelĂ© dans une interview de 2013 L’idĂ©e Ă©tait de faire participer des musiciens de diffĂ©rents genres Ă  la sĂ©rie, de leur faire jouer quelque chose individuellement – de prĂ©fĂ©rence quelque chose de plus obscur ou inattendu plutĂŽt que leur dernier tube – et ensuite avoir un moment vers la fin oĂč tout le monde le ferait sorte de se rĂ©unir et faire quelque chose collectivement. Alors que le gĂ©nĂ©rique Ă©tait prĂȘt et prĂȘt Ă  dĂ©marrer, Sonic Youth a rejoint la scĂšne accompagnĂ© de Sandborn, des membres des Indigo Girls, du groupe Night Music et de Daniel Lanois pour une performance spĂ©ciale de The Stooges I Wanna Be Your Dog ». Sister Midnight’ – RĂ©vĂ©rend & The Makers TirĂ©e de l’album solo d’Iggy de 1977 The Idiot, la chanson Sister Midnight» pourrait bien ĂȘtre classĂ©e comme l’une des chansons prĂ©fĂ©rĂ©es de ses fans. La chanson est affectĂ©e de maniĂšre indĂ©lĂ©bile par le travail de Carlos Alomar qui a vraiment fait tomber le funk sur ce morceau pour en faire un cocktail enivrant lorsqu’il est mĂ©langĂ© avec le lyrisme Ɠdipien d’Iggy. Compte tenu de l’ancien angle, il n’est pas Ă©tonnant que les gĂ©ants de l’indie-funk Reverend & The Makers aient choisi de reprendre la chanson. Le groupe nĂ© Ă  Sheffield, dirigĂ© par John McLure, faisait partie de la prise de contrĂŽle indĂ©pendante des annĂ©es 2000, mais s’est rapidement dĂ©marquĂ© avec un groove que personne ne pouvait Ă©galer. Cela signifie qu’une chanson comme Sister Midnight» est de la chair Ă  canon. RenforcĂ©e et polie avec des chiffons post-millĂ©naire, la chanson est soulevĂ©e dans un tout nouvel espace. Down on the Street’ – Rage Against The Machine L’album des Stooges Fun House est sans doute l’un des meilleurs albums rock des annĂ©es 1970 et il n’est arrivĂ© qu’à la moitiĂ© de la premiĂšre annĂ©e. Une extension de la puissance croissante et brĂ»lante du groupe quelque chose qui allait s’éteindre peu de temps aprĂšs, la chanson Down on the Street» Ă©tait une autre Ă©valuation pulvĂ©risante du monde en ruine autour d’eux. Parfait pour un groupe comme Rage Against the Machine alors. Le groupe a repris la chanson dans le cadre de leur album de reprises de Renegades. Il est difficile de faire un album de reprises lorsque les chansons que vous choisissez appartiennent au mĂȘme domaine musical, mais lorsque vous ĂȘtes Rage Against The Machine et que personne n’est vraiment dans votre domaine, vous devez improviser. Cela signifie que ce disque de reprises est tirĂ© d’un large Ă©ventail de genres et de canaux artistiques diffĂ©rents. Mais peut-ĂȘtre que le meilleur moment est cette reprise du classique des Stooges qu’ils livrent avec une bombe de funk en cadeau gratuit. Lust For Life’ – David Bowie Pendant le sĂ©jour de Bowie et Iggy en Europe continentale, le couple vivait et travaillait ensemble dans une proximitĂ© incroyablement Ă©troite et il n’est donc pas surprenant que Bowie soit prĂ©sentĂ© sur une grande partie du travail d’Iggy et, peut-ĂȘtre plus particuliĂšrement, sur son deuxiĂšme album studio Lust For Life. C’est cet album sur lequel le duo a travaillĂ© avec Bowie qui dirigeait Ă©galement la table de mixage du premier solo de Pop The Idiot plus tĂŽt cette annĂ©e-lĂ . 1977 a Ă©tĂ© flou pour le duo. L’air de la chanson titre de l’album, l’anthĂ©mique Lust For Life», serait venu d’une source curieuse. Les rapports disent que Bowie et Iggy regardaient souvent la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine via l’APN Armed Forces Network comme Starsky & Hutch». Bowie a pris le ukelele de son fils Duncan et a commencĂ© Ă  reproduire le jingle d’identitĂ© de la station avec une fioriture curieuse. À partir de lĂ , Bowie et Pop ont commencĂ© Ă  construire la chanson morceau par morceau. Le premier arrĂȘt, comme c’était toujours le cas pour l’ancien percussionniste Iggy, a commencĂ© avec la batterie et la chanson originale comportait une intro de 1 10min dirigĂ©e par une batterie qui a ensuite Ă©tĂ© abandonnĂ©e. De lĂ , ils ont créé un moment charniĂšre dans l’histoire du punk et du rock alternatif. PrĂšs de 20 ans plus tard, la puissance de la chanson n’avait apparemment pas diminuĂ© pour l’un de ses interprĂštes originaux alors que David Bowie chante le morceau devant une foule ravie au Festival Rockpalast en Allemagne. Les deux icĂŽnes du rock des 70’s et au-delĂ  seront au centre de ce projet indĂ©pendant qui suivra leur collaboration berlinoise. C’est au marchĂ© du film du festival de Berlin que le projet a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© la sociĂ©tĂ© anglaise Altered Image et la boĂźte allemande Egoli Tossell Film ont dĂ©cidĂ© de s’associer sur LUST FOR LIFE, un film qui retracera la collaboration berlinoise de David Bowie et Iggy Pop, et s’intĂ©ressera notamment Ă  la confection des albums Low » de Bowie et Idiot » / Lust for Life » de Pop. LUST FOR LIFE ne sera pas un biopic traditionnel, car personne ne meurt Ă  la fin », dit le communiquĂ© de presse. Une certaine ironie qui fait plaisir Ă  voir, surtout dans le genre trĂšs poli du biopic. Les deux sociĂ©tĂ©s de production assurent que la ville de Berlin, alors encore sĂ©parĂ©e en deux par le mur, sera au centre du rĂ©cit. Rappelons que la ville et sa sĂ©paration entre ses quartiers est et ouest avaient inspirĂ© l’une des plus belles chansons de David Bowie, et l’une de ses plus connues Heroes », sur l’album Ă©ponyme. Ce qui, comme le rappelle Hollywood Reporter, est plutĂŽt d’actualitĂ© dans la mesure oĂč la nouvelle chanson de David Bowie, Where Are We Now ? », dĂ©voilĂ©e voilĂ  quelques semaines, explore le passĂ© berlinois du chanteur. LUST FOR LIFE a Ă©tĂ© Ă©crit par Robin French, scĂ©nariste de la sĂ©rie BBC CUCKOO, et la rĂ©alisation du film a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  Gabriel Range I AM SLAVE, DEATH OF A PRESIDENT. Reste donc juste Ă  savoir qui campera Bowie et Pop. Nous, on militerait pour Jamie Campbell Bower pour le premier, mais n’avons pas de franche idĂ©e pour Pop. Alors pourquoi pas Elijah Wood, longtemps attachĂ© Ă  un film biographique de l’Iguane ? Rappelons juste que l’amitiĂ© entre les deux rock stars a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© explorĂ©e de maniĂšre libre et lointaine par le grand Todd Haynes dans le formidable VELVET GOLDMINE. Jonathan Rhys Meyers y campait David Slade, ersatz de Bowie et Marc Bolan, et Ewan McGregor y incarnait Curt Wild, dĂ©calque de Pop et Lou Reed. Les commentaires sont fermĂ©s. Les DĂ©codeurs Dans le flot des hommages Ă  David Bowie, mort le 10 janvier, la veuve de John Lennon a apportĂ© sa contribution, en publiant une image grossiĂšrement retouchĂ©e. Au milieu des hommages unanimes Ă  l’Ɠuvre de David Bowie, mort dimanche 10 janvier,. Yoko Ono a, sur son compte Twitter, publiĂ© une photo la montrant avec son mari John Lennon et David Bowie accompagnĂ© d’un court texte John et moi avions peu d’amis, nous avions le sentiment que David Ă©tait presque de la famille. Nous garderons de doux souvenirs pour toujours. » SignalĂ©e par les internautes, la photo originale » n’a pas Ă©tĂ© trafiquĂ©e par Yoko Ono, elle Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sente sur le site officiel de David Bowie depuis 2010. Lire aussi Mort de David Bowie le monde salue un gĂ©nie crĂ©ateur Ce clichĂ© a Ă©tĂ© pris le 1er mars 1975 Ă  la 17e cĂ©rĂ©monie des Grammy Awards par le photographe Ron Galella, aprĂšs que Paul Simon et John Lennon ont remis Ă  Art Garfunkel une rĂ©compense destinĂ©e Ă  John Farrar et Olivia Newton-John absents lors de la cĂ©rĂ©monie, pour la chanson I Honestly Love You. Mais dans la version d’origine, Yoko Ono et John Lennon ne se trouvent pas Ă  proximitĂ© immĂ©diate de David Bowie ils sont sĂ©parĂ©s par Art Garfunkel et Paul Simon – du groupe du mĂȘme nom, mĂȘme si Ă  cette Ă©poque ils ne s’entendaient dĂ©jĂ  plus. La photo publiĂ©e par Yoko Ono a donc Ă©tĂ© trafiquĂ©e Ă  l’aide d’un logiciel de retouche d’image – on aperçoit encore un morceau du bras de Paul Simon – pour rapprocher artificiellement David Bowie du couple Ono-Lennon , et accentuer ainsi l’impression de proximitĂ© entre ces stars des annĂ©es 1970. EDIT Ă  15 h 30 nous avions vu dans un premier temps que la photo Ă©tait trafiquĂ©e, ce sont des lecteurs qui nous ont signalĂ© que le montage, plus ancien, datait de 2010 et venait du site de David Bowie. Nous avons modifiĂ© l’article dans ce sens dĂšs 13 heures, le mardi 12 janvier. Pierre Breteau Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. 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cette photo de david bowie et iggy pop